Note d’intention

Du 1er au 25 février 2007

jeudi, vendredi, samedi à 20h30 et dimanche à 15h,

au Théâtre de l’Epouvantail,

6 rue de la Folie Méricourt, Paris 11° - M° Saint Ambroise / Richard Lenoir / Oberkampf

Pour en savoir plus : http://www.billetreduc.com/13139/evt.htm

« Quand je viens sonder le fond de mon être ou que je plonge dans le regard d’un passant, je ressens comme un écho, ce désespoir mécanique qui nous aliène de la vie et au travers duquel nous contemplons passivement le temps qui s’écoule.

Alors surgit en moi-même une question :

Comment réagirions-nous si nous devions mourir demain matin ? »

Lorsque le projet n’était encore qu’à l’état embryonnaire la poésie de C. Baudelaire venait y faire écho comme une mère. C’est de son poème « Bénédiction » ( cf. Les fleurs du mal) que l’histoire prit corps.

Dans cette création, telle une source trop longtemps restée sous pression, sa poésie jaillira de la bouche des clowns.

Au commencement de mon apprentissage, le théâtre me paraissait semblable à une boîte aux trésors recelant de nombreux secrets accumulés au fil des années par de grands metteurs en scène ou professeurs, mais petit à petit ces secrets se sont unifiés dans ma perception, au delà de toutes techniques d’acteur sommes toutes inévitables, à un principe unitaire, universel, essentiel et finalement vital pour moi :

« La réalité est la beauté de la vie révélé par la conscience de l’instant ».

Il me semble que l’importance d’un sujet aussi impalpable, dépasse le simple cliché, ou la simple caricature, dont il a été si lourdement affublé dans notre société au cours de la dernière moitié du siècle. Ce qui lui fait ainsi perdre, au fur et à mesure, toutes ses valeurs profondes pour n’en laisser dans nos mains qu’une vague poussière, arrangeant les uns et les autres à leur guise comme une réponse facile.

Mais au-delà d’un labeur d’acteur incontournable, j’ai voulu sonder ce principe de vie au travers de l’histoire de « Bénédiction ».

C’est ainsi qu’il est devenu la quête inconsciente de deux clowns, traduite en eux, par deux rêves impossibles et absurdes (voler, faire l’amour à la terre entière).

Par ces deux êtres, mon désir est de conter l’histoire de ces hommes, qui dans un monde qu’ils n’ont pas choisi, se débattent contre la vague mécanicité du quotidien, au travers d’un simple geste mû dans l’attention, d’une simple aspiration dans l’océan de matière qui nous entoure, d’un contact éveillé à la réalité, d’une prière vers l’infini.

Par cette histoire, ma démarche est de mettre en existence ce jaillissement de vie que provoque la contemplation sincère de notre mort prochaine.

D’autre part, placer la femme au centre de l’action me permet d’évoquer ce don mystérieux que laisse délicatement s’évaporer, tel un parfum enivrant, la féminité. Thème exprimé dans sa complexité, par la mère aux aspects de furie mythique, douloureusement écoeurée par la difformité de ses fils qu’elle maudit, « mère humaine ! trop humaine ! », contredisant la clownesse, qui bien qu’engendrant dans un premier temps la jalousie, finit, dans le simple fait d’être, par guider innocemment ces deux hommes vers leur accomplissement, donnant naissance en eux, aux bourgeons essentiels de l’amour.

Pour conclure, la rencontre entre Charles Baudelaire et ces clowns, d’où résultera cette création, est surtout le désir, pour la Compagnie Idionysiaque, de transporter les Hommes dans une histoire, afin d’offrir une part de rêve ou de réalité.

Thibaut Garçon

…Les jours qui se sont écoulés depuis six ou sept jours et les jours qui ont été il y a six mille ans sont aussi proches du jour d’aujourd’hui que le jour qui fut hier.

Pourquoi ?

Là est le temps dans un maintenant présent.

De ce que le ciel déploie sa course, la première révolution du ciel produit un jour. Là advient en un maintenant le jour de l’âme, et dans sa lumière naturelle où toutes choses sont, là est un jour total ; Là jour et nuit sont un. Là est le jour de Dieu, là l’âme se tient dans le jour de l’éternité dans un maintenant essentiel…

…Il ne se réjouit pas en tous les temps celui qui se réjouit dans le temps…

…Qui dans le temps a établi son cœur dans l’éternité, et pour qui toutes choses temporelles sont mortes, c’est là l’accomplissement du temps.

Lorsque il n’y a plus de temps…

…Il se réjouit en tout temps celui qui se réjouit par delà le temps et hors du temps…

Maître Eckart

Le poète produit le beau par l’attention fixée sur du réel. De même l’acte d’amour. Savoir que cet homme, qui a faim et soif, existe vraiment autant que moi

_ cela suffit, le reste suit de lui-même.

Simone Weil

Biographies Idionysiaque

Thibaut Garçon

Il débute sa formation en 1994 à Avignon avec Jean Ribaut qui lui donnera l’amour du métier en lui transmettant le plaisir du théâtre mais aussi du chant, de la danse et du cirque.

Il entre à l’école Florent en 1996 où il découvre un enseignement classique.

Il rencontre Maud Robart en 1999 et continue à apprendre son métier avec elle, à ce jour.

Il se forme au clown avec Aline Macias en 1997, et commence à mettre en scène des nez rouges en 1998 par deux créations courtes « La rencontre » jouée à Compiègne à l’occasion du festival des Restos du cœur et « La lune » jouée aux rencontres Jacques Coppo en Bourgogne. Puis suivront deux mises en scène longues (2000 à l’école Florent et 2001 à l’A.N.P.E. du spectacle) appelées « Illuminations » bâties toutes deux sur le même principe de création d’une histoire, à partir d’un montage de textes poétiques pour des clowns.

En 2004 il adapte « Le rêve d’un homme ridicule » de Fédor Dostoïevski pour des clowns et le spectacle se déroulant à la fois dans un bus et dans la nature, part en tournée en Haute-Loire.

Il Joue aussi dans plusieurs spectacles dirigés entre autre par Xavier Gallais, Sandrine Lanno, Thibaut Corrion, Morad Amar, Sébastien Davis…

Il crée au musée d’Orsay, à la demande de Jean-Pierre Siméon pour le Printemps des poètes, en collaboration avec S. Davis, le principe des visites poétiques guidées.

Caroline Valentin

Elle prend ses premiers cours de théâtre au Périscope à Nîmes sous la direction de Jean Pierre Wollmer et fait son premier stage de clown avec la compagnie des Voyageurs Debout de Lyon en juillet 2002.

Elle est admise en première année du cycle de formation de l’Ecole Florent en 2003.

Elle participe à différents ateliers théâtraux comme « l’Echange » de Paul Claudel et une création d’Erika Guillozouic « Perdus ».

Elle met actuellement en scène, « Sept Pipes » de Mac Wellman, et assiste Thibaut Garçon sur le spectacle « Bénédiction ».

Elodie de Bosmelet

Elle débute sa formation de comédienne en 1995 au conservatoire d’Art Dramatique du Havre, poursuit à Toronto (Canada) avec la troupe du Glendon Théâtre et intègre finalement les cours Florent.

Elle devient clown en 2003 avec « Si seulement tout le monde le voulait... » adaptation Clown Itinérante du « Rêve d’un homme ridicule » de Fédor Dostoïevski (mise en scène Thibaut Garçon).

Elle joue entre autre dans « Madame Edouarda » de Georges Bataille au Théâtre du Chaudron, « La Pyramide » de Copi au Théâtre Jean Vilar, « Le Chant du Tournesol » d’Irina Dalle, « Nous les héros » de Jean-Luc Lagarce, « Grand et Petit » de Botho Strauss, « Run, Lola, Run » de Tom Tykwer.

Vincent Chatraix

Aprés une formation, en divers stages au sein du Foots Barn Théâtre en 1993, il monte à Paris, intègre les cours Florent en 1997 et suit les cours de Michel Fau, Eric Ruff et Jean-Pierre Garnier. Il multiplie les expériences artistiques au sein de l’école où il va créer en collaboration avec Xavier Bazin « La Compagnie de la Gargouille » et mettra pour la première fois en scène « Le Premier et le Dernier » de Gildas Milin (qui reçu le prix du meilleur atelier en 2000) et « Escurial » de Michel de Guelderode en 2001 à Collioure pour la création du festival de La Gargouille « Théâtre à ciel ouvert ». En 2002, il rencontre Thibaut Garçon avec lequel il interprètera « Le rêve d’un homme ridicule » de Fédor Dostoïevski.

Xavier Bazin

En 1996 il commence sa formation d’acteur avec le théâtre jeune public de Strasbourg et suit les cours de F. Witterscheim. Il entre au conservatoire de Strasbourg en 1997 et y rencontre M. Kroutov qui l’intègrera dans sa compagnie « On a beau dire ». Entre 1998 et 1999 il fera plusieurs stages au conservatoire de Stuttgart dont un de gestuelle corporelle avec V. Anianiev de l’institut national supérieur d’art dramatique de Moscou. Il intègre les cours Florent en 1999 où il suivra les cours entre autre de Jean-Pierre Garnier, et Olivier Dahan pour le cinéma.

Il crée « La compagnie de la Gargouille » et le festival « Théâtre à ciel ouvert » de Collioure en collaboration avec V. Chatraix.

Il joue entre autre dans « Roberto Zucco » de Bernard-Marie Koltès mis en scène par Thomas Durand et « Escurial » de Michel de Guelderode mis en scène par V. Chatraix à Collioure, « Le pain de Roméo » de Olivier Py mis en scène par Bertrand Tshaen, « Main dans la main » de Sofia Freden mis en scène par Jacqueline Ordas au théâtre du Chaudron et travaille sur « Voyage en Palestine » lecture dirigée par Olivier Py au centre dramatique national d’Orléans.

Il co-écrit, met en scène et joue dans « Les frères normals » au théâtre du Ranelagh, et joue aussi dans de nombreux courts métrages.

Alexandra Petracchi

Après un cursus de danse étude au Conservatoire national de danse d’Avignon, elle intégre un BTS de communication visuelle à Montpellier, puis une licence d’arts plastiques à Toulouse. Passionnée par le dessin elle s’oriente peu à peu vers l’illustration puis le dessin animé. Après avoir travaillé 7 mois chez OnOff interactive comme graphiste et animatrice flash, elle se met à son compte en tant qu’illustratrice et graphiste free lance. Ses clients principaux sont :

Depuis bientôt 4 ans la maison d’édition « Lugert Verlag » pour qui elle conçoit et réalise des cd roms/dvd pour enfants en flash tels que « Lily au pays de la musique », « Pierre et le Loup » de Prokofiev,« Le carnaval des Animaux » de Camille de St Saens, ainsi que des posters, des manuels scolaires musicaux.

Le Conservatoire national de danse de la ville d’Avignon qui lui confie depuis maintenant 7ans toutes ses communications (plaquettes, affiches programmes etc.…)

Parallèlement elle travaille avec des associations telles que « LesArtsOntDit » à des déambulations, des spectacles, et des créations de costumes, et utilise son temps libre pour des recherches personnelles plastiques mélangant les techniques (peintures, collages, illustrations, photos, danses, vidéos) cherchant à créer des espaces de réflexion qu’elle expose dans divers lieux et festivals.

« Bénédiction »

Une création « tragi clownesque » de la compagnie Idionysiaque

Inspirée par Charles Baudelaire

Conditions financières et techniques au 01.02.06

Prix de cession

-1 représentation isolée : 2500 H.T.

-2 représentations : 4000 H.T.

-3 représentations : 5000 H.T.

-Pour plus de 3 représentations, merci de nous contacter.

+ Plus prise en charge des défraiements repas et logement de l’équipe (6 personnes)

+ Voyages de l’équipe (6 personnes)

+ Transport du décor

Conditions techniques

- Dimensions minimales du plateau :

-Noir salle

-Boite noire, pendrillonnage à l’italienne

-Temps de montage : 2 services + 1 service de raccords

-Jauge maximum : 300 personnes

-Durée du spectacle : 1h30

Périodes envisageables de tournée : à partir de mars 2007

Contact

Compagnie Idionysiaque

Chez Thibaut Garçon

41 rue du Montparnasse

75014 Paris

Tel : 06.87.37.66.64

e-mail : thibautgarcon@hotmail.fr

Ouverture de 5 mètres (mur à mur)

Profondeur de 4,50 mètres

Hauteur de 3 mètres

…Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse

S’élancer vers les champs lumineux et sereins !

Celui dont les pensers, comme des alouettes,

Vers les cieux le matin prennent un libre essor,

-Qui plane sur la vie, et comprend sans effort,

Le langage des fleurs et des choses muettes !

«Elévation» de Charles Baudelaire